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Niveaux supérieurs
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Spad VII
Les chasseurs Spad font partie des avions les plus célèbres de la Première Guerre mondiale. On sait moins qu'ils furent conçus sous la direction de Louis Blériot. Leur histoire commence en 1913 quand Armand Deperdussin fit faillite. Courtier en tissus et propriétaire du grand magasin du Bon Marché à Paris, Deperdussin avait créé une société de construction aéronautique dont l'ingénieur en chef était Louis Béchereau. Béchereau avait inventé un mode de construction monocoque qui donna les aéroplanes les plus rapides du monde avant 1914. Après la banqueroute de Deperdussin, Louis Blériot racheta la Société Provisoire des Aéroplanes Deperdussin, qu'il transforma en Société Pour l'Aviation et ses Dérivés Spad, conservant les initiales SPAD parce qu'en esperanto elles signifient vitesse. Blériot et Béchereau s'efforcèrent en 1914 de dériver un avion de chasse biplan des avions de course monoplans au fuselage en forme de cigare de Béchereau. Pour faciliter la construction et l'entretien du fuselage, ils abandonnèrent la construction monocoque pour une fabrication plus classique avec une poutre en treillis à laquelle des cadres donnaient une section arrondie. Ils conservèrent le profil très mince des ailes des avions de course, la formule biplane donnant à leur voilure une rigidité exceptionnelle.
Les premières versions, Spad A1 à A5, à moteur rotatif de 80 à 110 ch, emportaient un mitrailleur placé dans une nacelle devant l'hélice et le moteur. Cette disposition était, pour plusieurs raisons, peu convaincante ; l'avion fut construit à une soixantaine d'exemplaires presque tous achetés par la Russie. Enfin, en 1916, fut enfin mis au point un procédé de synchronisation permettant de tirer avec une mitrailleuse à travers le disque de l'hélice sans risquer de toucher les pales. L'année précédente était apparu le moteur Hispano-Suiza 8 A de 150 ch, créé par l'ingénieur suisse Marc Birkigt. Dès lors, grâce à ce moteur dont la surface frontale était particulièrement petite, Béchereau put transformer son Spad en monoplace de chasse en l'armant avec une mitrailleuse synchronisée. Ce Spad VII démontra de grandes qualités sitôt sa mise en service en juin 1917 : il était remarquablement solide, montait bien, volait plus vite que les Albatros allemands, et pouvait atteindre une vitesse astronomique en piqué, de l'ordre de 450 km/h. Il fut très rapidement motorisé avec un HS 8 A de 180 ch. En 1918, apparut le Spad XIII à peine plus grand, qui, grâce à un moteur poussé à 220 ch (Hispano Suiza 8B), était un peu plus rapide et, surtout, pouvait emporter deux mitrailleuses synchronisées. Les Spad dotèrent la quasi-totalité des 98 escadrilles de chasse de l'Aviation militaire française, et furent aussi adoptés par le Royal Flying Corps, par l'US Army Air Service et d'autres forces aériennes dans le monde. En 1918, l'industrie en produisait 40 par jour !
Si, selon une étude américaine du NACA, National Advisory Committee for Aeronautics, les Spad présentaient l'un des plus faibles coefficients de traînée (Cx) des avions de la Première Guerre mondiale, ils n'étaient pas sans défaut. Bons grimpeurs (4000 m en 13 mn), sans rivaux en piqué, exceptionnellement rapides (201 km/h), ils étaient peu maniables, offraient à leur pilote une visibilité très médiocre vers l'avant et vers le bas. Leur profil de voilure mince avait un bord d'attaque pointu qui pouvait se replier lors de manœuvres brutales, et qui, en tout cas, rendait très dangereux le vol à basse vitesse (Le Spad se posait à la vitesse alors très élevée de 130 km/h). Dans ce domaine, le Spad se révéla notoirement inférieur au Fokker D.VII. Néanmoins, les brillants Spad XIII demeurèrent en service jusqu'au début des années 1920. De nombreux Spad sont visibles dans différents musées du monde. Les plus célèbres sont le Spad VII de l'as français George Guynemer, exposé tel qu'il était en 1917 par le Musée de l'Air et de l'Espace au Bourget, et Le Spad XIII de l'as Italien Francesco Barraca, exposé par le musée Caproni à Trento, en Italie. Il est plus difficile de voir voler des Spad : le Spad XIII de l'association Memorial Flight à la Ferté-Alais, au sud de Paris, et celui d'Old Rhinebeck, à Rhinebeck, dans l'Etat de New York. Variantes
Les différents chasseurs et bombardiers dérivés du Spad VII et du XIII eurent beaucoup moins de succès.
Données TechniquesSpad XIII C1
Poids
Dimensions
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