|
Niveaux supérieurs
|
Une étape majeure pour l'ATV : démarrage des essais électriques et fonctionnelsParis, le 22 janvier 2003 Le développement du cargo spatial européen ATV (Automated Transfer Vehicle) franchit une étape importante avec le démarrage de la campagne d'essais électriques et fonctionnels sur le site des Mureaux de EADS LAUNCH VEHICLES. Ces essais, destinés à qualifier les systèmes électriques et à valider le logiciel de vol, se dérouleront jusqu'à mi- 2004. Destiné au ravitaillement de la Station Spatiale Internationale et à la remontée périodique de son orbite, l'ATV sera le premier véhicule européen à réaliser un rendez-vous et un arrimage automatique avec une station orbitale. Défis technologiquesDéveloppé par EADS LAUNCH VEHICLES, maître d'œuvre du développement pour le compte de l'Agence Spatiale Européenne (ESA), l'ATV est un enjeu technologique majeur pour la dizaine de pays européens participant au programme : il s'agit d'une part, de maîtriser un rendez-vous entièrement automatique en orbite et, d'autre part, de le faire dans les conditions de sécurité maximale pour l'équipage de l'ISS. Ainsi, depuis la séparation d'Ariane 5 jusqu'à l'arrimage à l'ISS, en passant par les phases d'accostage, de reboost ou de " sommeil " et enfin, jusqu'à sa plongée dans l'atmosphère, l'ATV devra effectuer de nombreuses manœuvres en mode autonome, combinées avec des opérations contrôlées en temps réel depuis le sol et la Station. Autant de manœuvres qu'il faut imaginer, concevoir, développer, tester, simuler et qualifier au regard des contraintes draconiennes liées à la sécurité de l'ISS. Simulation de missionsAprès la réussite en août 2002 de la campagne d'essais de qualification mécanique et thermique à l'ESA-ESTEC, les essais de qualification électrique et fonctionnelle de l'ATV ont débuté sur le site des Mureaux. Conduits sur la maquette ETM (Electrical Test Model) grâce la plate-forme de simulation FSF (Functional Simulation Facility) spécialement construite à cet effet, ces essais vont permettre de s'assurer que les chaînes électriques de l'ATV sont capables de fonctionner dans des conditions électriques extrêmes. La qualification fonctionnelle consistera pour sa part à faire " tourner " le logiciel de vol, les équipements réels et les modèles de simulation afin de placer l'ATV dans les conditions réalistes d'exécution de sa mission. Cette campagne de qualification s'achèvera par des répétitions de missions, quelques mois avant le lancement par Ariane 5 du premier modèle de vol de l'ATV, baptisé Jules Vernes, qui est actuellement en cours d'intégration chez les principaux industriels européens. Contribution européenne à l'ISS.Le vaisseau ravitailleur ATV est, avec le laboratoire Columbus, l'élément le plus important de la contribution européenne au fonctionnement de la Station Spatiale Internationale. Ce module d'une vingtaine de tonnes aura trois tâches principales : acheminer vivres, vêtements de rechange, matériels scientifiques, eau potable, oxygène, azote aux astronautes de la station ainsi que les ergols nécessaires à son fonctionnement. Par l'intermédiaire de ses moteurs, l'ATV sera également utilisé pour corriger l'orbite de la Station et compenser ses pertes régulières d'altitude. En fin de mission, l'ATV servira à l'évacuation de divers déchets, lesquels seront détruit par combustion lors de la rentrée contrôlée du vaisseau dans les couches denses de l'atmosphère. Huit missions de l'ATV sont aujourd'hui prévues. En septembre 2004, le " protoflight " Jules Vernes sera lancé par Ariane 5. C'est à Brême que seront ensuite produits les ATV de série, sous la maîtrise d'œuvre d'Astrium Space Infrastructure. A propos d'EADS LAUNCH VEHICLES.Spécialiste européen du transport spatial, EADS LAUNCH VEHICLES conçoit et développe les lanceurs de la famille Ariane, des infrastructures orbitales, le cargo spatial ATV, les missiles de la Force française de dissuasion ainsi qu'une gamme d'équipements spatiaux. Filiale à 100% du Groupe EADS, EADS-LV emploie 3200 personnes en France et a réalisé un chiffre d'affaires de 1,045 milliards d'euros en 2001.
Contact : Sophie BELAUD |
||