
Amsterdam, le 10 mars 2003
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EADS (symbole boursier : EAD) surmonte avec succès la situation délicate du marché et est bien positionné pour aborder 2003. « Nous avons préparé EADS à résister à une éventuelle aggravation du marché en 2003. Notre capacité à répondre rapidement aux fluctuations du marché est un atout indispensable dans les circonstances actuelles », ont déclaré Philippe Camus et Rainer Hertrich, CEOs d’EADS, à l’occasion de la présentation des résultats annuels 2002 du Groupe, lundi 10 mars. Pour 2002, EADS affiche de solides résultats, tant dans ses activités civiles que de défense, et maintient son flux de trésorerie des opérations et sa trésorerie nette à des niveaux solides.
Si les Divisions Airbus et Aéronautique sont les principales contributions à la rentabilité d’EADS, la Division Systèmes Civils et de Défense affiche une rentabilité plus rapidement que prévu.
EADS est le deuxième plus grand groupe mondial du secteur de l’aéronautique, de l’espace et de la défense, et réunit des sociétés aussi prestigieuses qu’Airbus, Eurocopter, MBDA, Eurofighter et Astrium.
En 2002, EADS a réalisé un EBIT (résultat opérationnel avant amortissement de la survaleur et exceptionnels) de 1 426 millions d’euros (2001 : 1 694 millions d’euros), soit légèrement au-dessus de son objectif. Avant prise en compte des coûts de Recherche et Développement (R&D), EADS a légèrement amélioré sa marge opérationnelle de 11,5 % à 11,8 %, et ce en dépit de la diminution des livraisons d’Airbus. Les coûts de R&D ont augmenté comme prévu à 2,1 milliards d’euros (2001 : 1,8 milliard d’euros), principalement en raison du programme A380.
« Malgré un contexte économique difficile, 2002 aura été une autre année de succès commerciaux et financiers. Comme l’année précédente, nous sommes fiers d’avoir une nouvelle fois atteint, voire dépassé tous nos objectifs financiers dans ces circonstances », ont précisé Philippe Camus et Rainer Hertrich.
« En nous tournant résolument vers l’avenir, nous avons su positionner EADS pour faire face aux défis futurs. Nous nous employons continuellement à améliorer l’efficacité de notre gestion afin de générer du cash et de réduire les coûts, comme démontré par la performance de toutes les divisions et du siège en 2002 » ont-ils ajouté. « De plus, nous continuons, comme toujours, à saisir de nouvelles opportunités de commandes grâce à un riche portefeuille produits. Nous maîtrisons parfaitement tous les leviers sur lesquels nous pouvons agir. Et dès lors que les marchés d’aviation civile repartiront, ce que nous envisageons désormais pour fin 2004 au plus tôt, EADS sera extrêmement bien positionné, avec un portefeuille d’activités de mieux en mieux équilibré, pour tirer pleinement profit des opportunités qui s’offriront dans l’industrie de l’aéronautique, de la défense et de l’espace ».
La position de trésorerie nette de 1,2 milliard d’euros à fin 2002 est meilleure qu’initialement prévu. Le flux de trésorerie des opérations, qui n’inclut pas le financement clients, est resté stable à 2,7 milliards d’euros. Le flux de trésorerie disponible hors financement clients s’est élevé à 0,6 milliard d’euros, après d’importants investissements engagés principalement pour le programme A380, ce qui confirme l’aptitude de l’entreprise à auto-financer ce programme.
Hans Peter Ring, Directeur Financier d’EADS, a déclaré pour sa part : « En 2002, EADS est parvenu à limiter à 0,6 milliard de dollars la hausse de notre encours brut de financement clients pour Airbus et ATR, ce qui s’avère significativement plus faible que prévu ».
Pour 2003, l’EBIT d’EADS est complètement protégé des fluctuations du taux de change, et est déjà couvert à une parité 1 EUR = 0,96 $. Pour les années 2004 à 2006, et même au-delà, EADS a d’importants volumes de couverture de change en place, à des taux EUR compris entre 0,94$ et 0,95$, ce qui limitera grandement l’impact de la volatilité du dollar US sur les résultats du Groupe.
Le Conseil d’Administration d’EADS a proposé le versement d’un dividende de 0,30 euro par action pour l’exercice 2002 (0,50 euro en 2001). Cette proposition sera soumise au vote des actionnaires lors de l’Assemblée Générale Annuelle à Amsterdam le 6 mai 2003.
Hans Peter Ring a précisé : « Cette proposition s’inscrit dans la droite ligne de notre politique de dividendes, qui consiste à distribuer environ deux pour cent de la capitalisation boursière d’EADS sur la base du cours annuel moyen de l’action d’environ 14 euros en 2002. La priorité première de la direction aujourd’hui est de respecter la plus grande rigueur de discipline financière ».
Comme annoncé le 10 février, EADS a réalisé un chiffre d’affaires de 29,9 milliards d’euros en 2002 (2001 : 30,8 milliards d’euros), conformément à ses prévisions.
A 31 milliards d’euros, les prises de commandes reflètent une demande soutenue pour les produits à la fois civils et militaires du groupe, et viennent renforcer le carnet de commandes. Ces prises de commandes élevées, qui n’incluent pas le programme A400M attendu et évalué à 17,7 milliards d’euros, témoignent de la résistance d’EADS face aux fluctuations du marché.
Le carnet de commandes d’EADS est resté solide à près de 170 milliards d’euros, soit plus de cinq années d’activité, et demeure sans égal au sein de l’industrie mondiale de l’aéronautique, de l’espace et de la défense. A noter toutefois que sa baisse résulte essentiellement de la réévaluation du carnet au taux de change dollar/euro de clôture moins favorable à 1 EUR= 1,05 $, ce qui entraîne un ajustement d’environ 14 milliards d’euros.
Le résultat net, en 2001 comme en 2002, est largement affecté par l’amortissement de la survaleur et des éléments exceptionnels (sans impact sur la trésorerie). Le résultat net hors amortissements de la survaleur et exceptionnels est de 696 millions d’euros en 2002 après 809 millions d’euros en 2001. Le bénéfice par action hors amortissements de la survaleur et exceptionnels a atteint 0,87 euro (2001 : 1,00 euro).
Le résultat net après amortissements de la survaleur et exceptionnels s’est élevé à -299 millions d’euros. Il inclut l’amortissement de la survaleur pour 936 millions d’euros, dont 350 millions d’euros d’amortissement exceptionnel (non déductible fiscalement) résultant des tests d’évaluation des écarts d’acquisition réalisés au sein de la Division Espace suite à la nouvelle dégradation des marchés spatiaux. Par ailleurs, le résultat 2001 de 1 372 millions d’euros avait bénéficié d’éléments exceptionnels positifs principalement issus de la création de la société intégrée Airbus SAS.
L’EBIT de la Division Airbus (résultat opérationnel avant amortissements de la survaleur et exceptionnels) s’est élevé à 1 361 millions d’euros, contre 1 655 millions d’euros en 2001. Les coûts de R&D ont progressé de 257 millions d’euros pour atteindre 1 682 millions d’euros, principalement en raison de la montée en puissance du programme A380. Par conséquent, la marge opérationnelle avant R&D est passée de 15 % à 15,6 %, et ce en dépit du recul des livraisons. Soucieux de s’adapter en permanence aux mutations du marché, Airbus s’est fixé un objectif supplémentaire de réduction des coûts de 1,5 milliard d’euros d’ici 2006, afin de préserver sa rentabilité à long terme même à un cours du dollar défavorable. Airbus a livré 303 avions en 2002, soit légèrement plus que les 300 initialement prévus. Le carnet de commandes de 1 505 appareils à fin 2002 place Airbus devant la concurrence pour la troisième année consécutive. Les principaux succès commerciaux sont venus de FedEx, qui s’est porté acquéreur de 10 A380F cargos, et de la compagnie aérienne britannique à bas coûts EasyJet, qui a commandé 120 A319, ainsi que de la reconquête de clients importants tels que KLM ou South African Airways. Ainsi en 2002, avec des prises de commandes brutes de 300 avions, Airbus a gagné 54 % de part de marché (à la fois en termes de nombre d’appareils et de valeur).
La Division Avions de Transport Militaire a enregistré une perte opérationnelle de -80 millions d’euros (2001 : +1 million d’euros). Son résultat a été affecté par une charge non récurrente de –54 millions d’euros, déjà annoncée, liée à ses encours en tant que sous-traitant du programme Dornier 728 de l’avionneur Fairchild-Dornier, aujourd’hui en dépôt de bilan, ainsi que par la perte de marge sur ce projet, et enfin par les retards de la commande de l’A400M de 17,7 milliards d’euros, désormais attendue pour le printemps 2003 (part d’EADS, 90 %).
L’EBIT de la Division Aéronautique a atteint 261 millions d’euros (2001 : 308 millions d’euros). Eurocopter et l’unité Avions Militaires ont essentiellement contribué à ce profit, bien que les autres unités opérationnelles y aient également participé. Toutefois, la crise de l’aviation commerciale a nui aux activités de maintenance civile et d’aérostructures de la Division. Les grands programmes de défense, comme le Tigre (hélicoptère militaire) et l’Eurofighter (avion de combat), entrent désormais dans leur phase de livraison et vont fortement doper la croissance future.
La Division Espace enregistre une perte opérationnelle de -268 millions d’euros (2001 : -222 millions d’euros), en raison des provisions importantes passées dans un contexte de dégradation des marchés spatiaux, destinées à couvrir les frais de restructuration, la dépréciation de participations, l’annulation d’un contrat de satellite et les pertes de certains programmes. La mise en Ĺ“uvre des mesures supplémentaires de restructuration de la Division Espace est désormais facilitée par la prise de contrôle à 100 % d’Astrium par EADS. La direction de la Division Espace met aujourd’hui en place un nouveau plan de restructuration qui vise une réduction d’environ 1700 postes. Ce plan s’ajoute au plan déjà annoncé l’an dernier, et actuellement mis en place, qui portait sur une réduction d’environ 1600 postes, essentiellement en 2003. Les économies de coûts proviendront de l’adaptation à la demande du marché, de la réduction des coûts de fonctionnement, de la mise en place de centres de compétences transnationaux, d’une réorganisation industrielle et des économies d’achat. L’objectif consiste à parvenir à l’équilibre opérationnel d’ici 2004.
La Division Systèmes Civils et de Défense a connu un redressement spectaculaire et enregistré un EBIT de 40 millions d’euros (2001 : -79 millions d’euros). Ce développement positif est à mettre au crédit des résultats positifs continus de MBDA et EADS Telecom et de la forte amélioration des résultats de Systems & Defence Electronics et du missilier allemand EADS/LFK. L’EBIT devrait continuer de croître sensiblement grâce aux efforts continus de restructuration et à l’entrée de certains programmes dans leur phase de livraison, tels que Storm shadow/scalp et PAAMS/Aster.
La direction d’EADS vise pour 2003 des objectifs financiers prudents, qui préserveront la flexibilité de l’entreprise pour répondre aux fluctuations du marché. Dans cet environnement incertain, EADS continuera à donner la priorité à la rentabilité et au contrôle de la trésorerie plutôt qu’à la conquête de nouvelles parts de marché.
EADS estime que l’EBIT 2003 sera du même ordre que celui de 2002, se basant sur une livraison par Airbus de 300 avions-adossé à un carnet de commandes, qui est même supérieur- et en tenant compte de la hausse des dépenses de R&D à son pic en 2003.
L’objectif d’EBIT 2003 d’EADS comprend également une provision importante en perspective d’un profond remaniement de l’activité spatiale, destiné à la rendre bénéficiaire dans le courant 2004. En 2003, la Division estime que l’EBIT continuera de se dégrader par rapport à 2002 en raison des restructurations en cours, des risques sur programmes, et de la consolidation à 100 % d’Astrium pour la première fois.
Ces effets négatifs seront compensés par l’amélioration attendue de la performance des divisions qui développent activement leurs programmes défense (Aéronautique, Systèmes Civils et de Défense et Avions de Transport Militaire).
Sur la base du taux de change actuel (1 EUR = 1,10 $) nous prévoyions de réaliser un chiffre d’affaires 2003 du même ordre que celui de 2002. Le flux de trésorerie disponible avant financement clients devrait rester positif en 2003, démontrant notre capacité d’autofinancement du programme A380. En 2003 l’objectif d’augmentation de l’encours de financement clients est inférieur à l’objectif initial de 2002, et EADS poursuivra sa politique rigoureuse pour maintenir cette augmentation la plus faible possible.
En 2002, EADS a remporté de nouveaux succès d’envergure dans tous ses domaines d’activité :
EADS est une société mondiale de défense et d'aéronautique. Avec 29,9 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2002, EADS est le numéro deux mondial dans le domaine aéronautique, spatial et de défense. Le groupe emploie plus de 100.000 personnes et figure parmi les plus grands acteurs mondiaux pour les technologies de défense, les avions commerciaux, les hélicoptères, l'espace, les avions de transport militaire et de combat, et les services associés. Sa famille de produits inclut le constructeur d'avions commerciaux Airbus, le plus grand hélicoptériste mondial Eurocopter, la société spatiale Astrium et le deuxième missilier mondial, MBDA. EADS est aussi le partenaire le plus important du consortium Eurofighter et dirige le programme d'avion de transport militaire A400M. EADS dispose de plus de 70 sites en France, en Allemagne, en Espagne et au Royaume-Uni, et est présent sur les marchés du monde entier, y compris aux Etats-Unis, en Russie et en Asie.
Eckhard Zanger
EADS Communications Finance
Tél. : +00 49 89 607 27961
Roland Sanguinetti
Directeur de la Communication France
Tél : +33 1 42 24 24 26
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EADS - Chiffres 2002
(Montant en Euro)
| Groupe EADS | 2002 | 2001 | Variation | ||
| Chiffre d’affaires, en millions | 29 901 | 30 798 | -3% | ||
| EBE(1), en millions | 3 031 | 3 213 | -6% | ||
| EBIT(2), en millions | 1 426 | 1 694 | -16% | ||
| Couts de Recherche & Développement,(3), en millions | 2 096 | 1 841 | +14% | ||
| Résultat net, en millions | -299 | 1 372 | - | ||
| Résultat net hors amortisement de la survaleur exceptionnels, en millions | 696 | 809 | (4) | -14% | |
| Bénéfice par Action hors amortisements de la survaleur et exceptionnels | 0,87 | 1,00 | -0,13 EUR | ||
| Trésorerie nette, en millions | 1 224 | 1 533 | -20% | ||
| Dividende par action | 0,30 | (5) | 0,50 | -0,20 EUR | |
| Prises de commandes, en millions | 31 009 | 60 208 | -48% | ||
| Carnet de commandes, en millions | 168 339 | 183 256 | -8% | ||
| Salariés (à fin 2002) | 103 967 | 102 967 | +1% |
1) EBE (Excédent Brut d’exploitation) résultat opérationnel avant amortisement des actifs
2) EBIT (Earnings before interest and taxes, pre-goodwill amortisation and exceptionals) = résultat opérationnel avant amortissement de la survaleur et exceptionnels
3) Reclassification de l’amortissement des outillages en coûts des ventes pour EUR 205 million en 2001
4) l’écart avec le chiffre 2001 précédemment publié provient d’un ajustement sur les exceptionnels relatifs à des intérêts minoritaires pour (EUR -127 million)
5) proposé à l’Assemblée Générale du 6 Mai 2003
6) Prises de commandes et carnet de commandes au prix catalogue
| Par Division | EBIT (2) | Chiffre d’affaires | |||||
| (Montants en millions d’Euro) | 2002 | 2001 | Variation | 2002 | 2001 | Variation | |
| Airbus | 1 361 | 1 655 | -18% | 19 512 | 20 549 | -5% | |
| Avions de Transport Militaire | -80 | 1 | - | 524 | 547 | -4% | |
| Aéronautique | 261 | 308 | -15% | 5 304 | 5 065 | +5% | |
| Espace | -268 | -222 | -21% | 2 216 | 2 439 | -9% | |
| Systèmes Civils et de Défense | 40 | -79 | - | 3 306 | 3 345 | -1% | |
| Sièges / Consolidation | 112 | 31 | - | - 961 | -1 147 | - | |
| Total | 1 426 | 1 694 | -16% | 29 901 | 30 798 | -3% |
1) EBE (Excédent Brut d’exploitation) résultat opérationnel avant amortisement des actifs
2) EBIT (Earnings before interest and taxes, pre-goodwill amortisation and exceptionals) = résultat opérationnel avant amortissement de la survaleur et exceptionnels
3) Reclassification de l’amortissement des outillages en coûts des ventes pour EUR 205 million en 2001
4) l’écart avec le chiffre 2001 précédemment publié provient d’un ajustement sur les exceptionnels relatifs à des intérêts minoritaires pour (EUR -127 million)
5) proposé à l’Assemblée Générale du 6 Mai 2003
6) Prises de commandes et carnet de commandes au prix catalogue
| par Division | Prises de commandes | Carnet de commandes | |||||
| (Montants en millions d’Euro) | 2002 | 2001 | Variation | 2002 | 2001 | Variation | |
| Airbus(6) | 19 712 | 50 279 | -61% | 140 996 | 156 075 | -10% | |
| Avions de Transport Militaire | 403 | 993 | -59% | 633 | 1 320 | -52% | |
| Aéronautique | 5 099 | 5 315 | -4% | 13 458 | 13 722 | -2% | |
| Espace | 2 145 | 1 333 | +61% | 3 895 | 3 796 | +3% | |
| Systèmes Civils et de Défense | 4 410 | 3 081 | +43% | 10 110 | 9 094 | +11% | |
| Sièges / Consolidation | -760 | -793 | - | -753 | -751 | - | |
| Total | 31 009 | 60 208 | -48% | 168 339 | 183 256 | -8% |
1) EBE (Excédent Brut d’exploitation) résultat opérationnel avant amortisement des actifs
2) EBIT (Earnings before interest and taxes, pre-goodwill amortisation and exceptionals) = résultat opérationnel avant amortissement de la survaleur et exceptionnels
3) Reclassification de l’amortissement des outillages en coûts des ventes pour EUR 205 million en 2001
4) l’écart avec le chiffre 2001 précédemment publié provient d’un ajustement sur les exceptionnels relatifs à des intérêts minoritaires pour (EUR -127 million)
5) proposé à l’Assemblée Générale du 6 Mai 2003
6) Prises de commandes et carnet de commandes au prix catalogue