
Amsterdam, le 08 mars 2004
En 2003, EADS (symbole boursier : EAD), le second groupe mondial du secteur de l’Aéronautique, de l’Espace et de la Défense, a de nouveau largement dépassé ses objectifs. A 1,54 milliard d’euros, EADS a réalisé un EBIT* bien au-dessus de son objectif d’environ 1,4 milliard d’euros et en progression de huit pour cent par rapport à 2002. EADS a publié lundi ses résultats 2003 et actualisé ses objectifs pour 2004.
EADS a dépassé son objectif d’EBIT*, grâce à une forte croissance de ses activités de défense et à une performance d’Airbus supérieure aux attentes. L’amélioration de l’EBIT* a bénéficié d’une croissance de 40 % de la division Systèmes de Défense et de Sécurité grâce à une forte contribution des Avions Militaires (avions de combat) et de MBDA, du redressement de la division Avions de Transport Militaire et d’une progression de 21 % de la division Aéronautique, reflétant l’amélioration de la rentabilité d’Eurocopter. La division Espace a enregistré un EBIT* de -400 millions d’euros conforme aux prévisions, après une charge de restructuration de 288 millions d’euros. L’EBIT* inclut également une hausse de la contribution de la participation d’EADS de 46,03 % dans Dassault Aviation.
Comme prévu, les dépenses de Recherche et Développement (R&D) ont progressé à 2,2 milliards d’euros en 2003 (en 2002 : 2,1 milliards d’euros). La moitié de cette somme a été consacrée à la R&D pour le programme A380, l’Airbus de 555 places dont les premières livraisons sont prévues en 2006.
Le Chiffre d’affaires du Groupe EADS a légèrement dépassé le Chiffre d’affaires prévu dans une fourchette de 29 – 30 milliards d’euros et s’inscrit en hausse par rapport aux 29,9 milliards d’euros atteints en 2002. A taux de change constant du dollar américain, le chiffre d’affaires aurait même enregistré une progression de 6 %. Les activités de Défense, dont le chiffre d’affaires combiné a bondi de 18% pour passer de 6 milliards d’euros à 7,1 milliards d’euros, ont été le principal moteur de la croissance.
Le flux de trésorerie disponible avant financement clients, largement positif, est passé de 0,6 milliard d’euros en 2002 à 2,1 milliards d’euros en 2003 grâce à la forte génération de flux de trésorerie par les opérations et à la réduction du besoin en fonds de roulement compte tenu d’avances clients plus élevées.
Philippe Camus et Rainer Hertrich, CEOs d’EADS, ont déclaré à cette occasion : « EADS occupe désormais la position de leader de l’aviation commerciale et se classe parmi les tout premiers sur le marché mondial de la Défense. Les chiffres 2003 sont le résultat de nos efforts incessants engagés depuis la création d’EADS pour rationaliser et fédérer la société, ainsi que de l’excellent accueil dont nos produits bénéficient sur le marché. Malgré un environnement économique difficile en 2003, nous avons, de nouveau, dépassé les attentes. »
Sur les perspectives 2004, les CEOs ont commenté : « La montée en puissance des grands programmes de Défense que sont les hélicoptères Tigre et NH90 et les missiles, ainsi que le redressement de la division Espace sont la base de la croissance du résultat opérationnel en 2004. Pour la division Systèmes de Défense et de Sécurité, qui a été créée en 2003, cette année sera caractérisée par la mise en œuvre de programmes de rationalisation et d’amélioration de l’efficacité, qui donneront lieu à des charges et des investissements ».
« Nous sommes aujourd’hui à un tournant décisif, vers une croissance plus forte à moyen terme » ont ajouté les CEOs. La reprise du marché de l’aviation commerciale, attendue pour 2005, est en vue. La division Espace va recueillir les fruits de sa restructuration et la contribution des activités de défense va continuer de croître ».
EADS a enregistré en 2003 un doublement de ses prises de commandes qui ont atteint 61,2 milliards d’euros (31 milliards d’euros en 2002), soit deux fois le Chiffre d’affaires. Les plus grands succès ont été remportés par Airbus, avec des commandes nettes de 254 appareils, dont 34 A380, ainsi que par le pôle militaire avec des contrats de défense majeurs comme le système de communications par satellite militaires Skynet 5 de 2,5 milliards de GBP, la commande A400M d’une valeur de 19,7 milliards d’euros, et l’important contrat portant sur 1.400 missiles Aster conclu par un consortium emmené par MBDA.
Le carnet de commandes d’EADS a atteint un montant total de 179,3 milliards d’euros (168,3 milliards d’euros à fin 2002). A taux de change constant, l’augmentation aurait atteint environ 20 %. Le carnet de commandes militaires a été multiplié par deux pour atteindre 46 milliards d’euros, confortant notre objectif d’augmenter de plus de 50% notre chiffre d’affaires militaire entre 2002 et 2005.
Le flux de trésorerie disponible avant financement clients a fortement augmenté pour passer de 0,6 milliard d’euros à 2,1 milliards d’euros. Cette performance inclut les frais de Recherche et Développement et investissements nécessaires à la poursuite du programme A380 et les premiers investissements pour le projet Paradigm. Dans le domaine de l’aviation commerciale, le besoin en trésorerie pour les financements - clients est resté sous contrôle à 1,1 milliard d’euros, malgré la situation difficile des compagnies aériennes (0,9 milliard d’euros en 2002).
A la fin de l’exercice 2003, la position de trésorerie nette a progressé à 3,1 milliards d’euros, contre 2,4 milliards sur une base comparable. A partir de l’exercice 2003, la position de trésorerie nette est comptabilisée après compensation entre le dépôt de garantie de 1,1 milliard d’euros et les dettes financières correspondantes.
EADS a réalisé en 2003 un Résultat net de 152 millions d’euros (-299 millions d’euros en 2002). Depuis la création du Groupe EADS en 2000 par apports industriels, l’amortissement des écarts d’acquisition a été régulièrement enregistré dans les comptes de la Société. Le résultat net avant amortissement de ces écarts d’acquisition et exceptionnels est en hausse de 10 % à 769 millions d’euros (696 millions d’euros en 2002), soit 0,96 euro par action (2002 : 0,87 euro), grâce à l’amélioration de l’EBIT*.
Le Conseil d’administration d’EADS recommande à l’Assemblée Générale annuelle des actionnaires d’approuver le versement d’un dividende de 0,40 euro par action pour 2003 (pour 2002 : 0,30 euro par action).
Hans Peter Ring, Directeur financier d’EADS a fait ce commentaire : « Cette proposition de dividende reflète la solide performance enregistrée au cours de l’exercice 2003 et est la preuve de notre confiance dans l’avenir. Cette proposition de dividende tient aussi compte d’une comparaison avec les ratios de paiement utilisés par les sociétés européennes comparables, en pourcentage du résultat net avant amortissement de la survaleur ».
Anticipant l’obligation légale, dans l’Union Européenne, de se conformer strictement aux normes IFRS d’ici à 2005, le groupe EADS a modifié sa méthode de comptabilisation de ses frais de développement, afin d’appliquer la norme IAS 38. Cette norme prévoit que les coûts qui se rapportent exclusivement à la phase de Développement d’un programme doivent être activés en immobilisations incorporelles, lorsque certaines conditions sont remplies, tandis que les frais de Recherche sont passés en charges dans le compte de résultat à mesure qu’ils sont engagés. L’adoption de la norme IAS 38 n’a pas d’incidence sur les états financiers d’EADS pour 2003 et les années précédentes. Il est toutefois prévu qu’environ 100 millions d’euros de coûts de Développement seront activés en 2004.
En conséquence, EADS relève son objectif d’EBIT* pour 2004 à 1,8 milliard d’euros environ, contre 1,7 milliard d’euros annoncés précédemment.
Hans Peter Ring, Directeur financier d’EADS, a commenté : « Puisque l’IFRS deviendra en Europe une obligation en 2005, nous avons décidé de mettre en oeuvre rapidement les changements nécessaires afin d’être en ligne avec cette nouvelle réglementation».
En 2004, EADS prévoit de continuer à générer des flux de trésorerie disponibles positifs, avant financement clients. De fait, la direction d’EADS entend poursuivre ses efforts pour compenser les dépenses relatives à l’A380 et à la construction de Skynet 5 par des mesures permanentes de préservation de la trésorerie. Maintenant sa discipline financière, EADS s’attachera également à limiter strictement l’utilisation du financement clients dans le domaine de l’aviation commerciale et l’augmentation de son encours brut ne devrait pas dépasser 900 millions de dollars.
Comme déjà annoncé, EADS prévoit un Chiffre d’affaires 2004 globalement stable – sur la base d’un taux de change de 1 euro = 1,20 dollar. Airbus prévoit près de 300 livraisons en 2004. En ce qui concerne les nouveaux contrats, le Groupe table sur des prises de commandes de nouveau supérieures au chiffre d’affaires.
Airbus est devenu le numéro un mondial de l’aviation commerciale. En 2003, Airbus a livré 305 appareils (contre 303 en 2002), soit un peu plus que son objectif de 300 avions et que le nombre de livraisons par son concurrent. Les prises de commandes nettes ont atteint 254 appareils (233 en 2002), soit 52% de parts de marché en unités. Comme prévu, le dernier trimestre 2003 a été particulièrement vigoureux avec 106 avions livrés. L’EBIT* de la division Airbus est resté stable à 1.353 millions d’euros en 2003 (2002 : 1.361 millions d’euros). Ce résultat est dû principalement à une répartition plus favorable des modèles d’avions livrés, laquelle a été compensée, comme prévu, par une augmentation de 137 millions d’euros de la Recherche et Développement qui atteint 1.819 millions d’euros. Le chiffre d’affaires a accusé un léger recul de 2 % à 19.048 millions d’euros, mais à taux de change US-dollar constant, il aurait été sensiblement plus élevé. A la fin de l’exercice 2003, le carnet de commandes d’Airbus comptait 1.454 avions commerciaux (1.505 fin 2002).
La division Avions de Transport Militaire a enregistré un EBIT* de 30 millions d’euros (-80 millions d’euros en 2002, du fait d’une charge non récurrente de 54 millions d’euros liée à l’insolvabilité de Fairchild Dornier). Le redressement de l’EBIT* en 2003 et la progression du chiffre d’affaires de 78 % à 934 millions d’euros proviennent du contrat A400M d’une valeur de 19,7 milliards d’euros. Conformément aux règles du Groupe de répartition des résultats par division, Airbus Military Company, en charge du programme A400M, est entièrement consolidé dans la division Avions de Transport Militaire. Cette division reflète donc la totalité de l’impact du programme A400M en termes de prise de commandes et de chiffre d’affaires. Toutes les autres divisions d’EADS qui contribuent au programme sont considérées comme des sous-traitants internes.
L’EBIT* de la division Aéronautique affiche une progression de 21 % et atteint 217 millions d’euros (contre 180 millions d’euros en 2002), principalement grâce aux performances répétées d’Eurocopter. A 3.803 millions d’euros (3.834 millions d’euros en 2002), le chiffre d’affaires s’est maintenu au même niveau que l’année précédente. A la fin de l’exercice 2003, le carnet de commandes de la division se montait à 9.818 millions d’euros (2002 : 10.162 millions d’euros). Fort de 293 commandes d’appareils, Eurocopter a confirmé une nouvelle fois sa position de numéro un mondial et détient 45 % du marché des hélicoptères neufs, civils et militaires.
L' EBIT* de la division Espace s’est creusé à -400 millions d’euros et inclut désormais 100 % d’EADS Astrium (EBIT* 2002 : -268 millions d’euros et 2003 sur une base comparable avec 100 % d’EADS Astrium, -319 millions d’euros). Comme prévu, l’EBIT* a été pénalisé par des charges de restructuration de 288 millions d’euros. Cependant, hors effet des charges de restructuration et de l’impact du changement de consolidation, la performance opérationnelle de la division s’est améliorée par rapport à 2002. Le chiffre d’affaires atteint 2.424 millions d’euros (2.216 millions d’euros en 2002 ou 2.617 millions d’euros avec 100 % d’EADS Astrium). Grâce à des succès commerciaux importants tels que le contrat Skynet 5, la division Espace a plus que doublé son carnet de commandes à 7.888 millions d’euros (contre 3.895 millions en 2002), Skynet 5 représentant le plus gros contrat.
La nouvelle division Systèmes de Défense et de Sécurité a enregistré une forte croissance de son EBIT* (+40 %) qui atteint 171 millions d’euros (contre 122 millions d’euros en 2002). Le chiffre d’affaires a progressé de 8 % à 5.165 millions d’euros (contre 4.770 millions d’euros en 2002). La croissance du chiffre d’affaires et de l’ EBIT* est portée par la montée en puissance des activités d’avions de combat et des programmes missiles. Le carnet de commandes de la division a également augmenté et atteint 14.283 millions d’euros (contre 13.406 millions d’euros en 2002).
L’EBIT* du Siège d’EADS inclut une contribution en hausse de la participation de 46,03 % dans Dassault Aviation. Une partie de cette augmentation est due à l’impact de « rattrapage » de la réévaluation de 2002, selon les normes IAS, de la contribution de Dassault Aviation.
* EADS utilise l’EBIT (Earnings Before Interest and Taxes- résultat opérationnel) résultat opérationnel avant amortissement de la survaleur et exceptionnels comme principal indicateur de sa performance économique. L’expression « éléments exceptionnels » se rapporte aux produits ou charges non récurrents, tels que la dotation aux amortissements des ajustements de valeur résultant de la fusion d’EADS, de la création d’Airbus S.A.S., de la formation de MBDA, ainsi que les pertes pour dépréciation. Ce terme ne correspond pas à la définition des éléments exceptionnels qui figure dans les normes comptables internationales IFRS.
(Montants en Euro)
| Groupe EADS | 2003 | 2002 | Variation |
|
Chiffre d’affaires, en millions dont Défense, en milliards |
30.133 7,1 |
29.901 6,0 |
+1% +18 % |
| EBE (1) , en millions | 3.137 | 3.031 | +3% |
| EBIT (2) , en millions | 1.543 | 1.426 | +8% |
| Charges de R&D, en millions | 2.189 | 2.096 | +4% |
| Résultat net, en millions | 152 | -299 | - |
| Résultat net hors amortissement de la survaleur et exceptionnels en millions | 769 | 696 | +10% |
| Résultat par action avant amortissement de la survaleur et exceptionnels | 0,96 | 0,87 | +0,09 EUR |
| Flux de Trésorerie disponible avant financement clients, en millions | 2.143 | 578 | +271% |
| Trésorerie nette, en millions | 3.105 | 2.370 | +31% |
| Dividende par action | 0,40 (3) | 0,30 | + 0,10 EUR |
| Prise de commandes, en millions | 61.150 | 31.009 | +97% |
| Carnet de commandes, en millions | 179.280 | 168.339 | +6% |
| Nombre de salariés (au 31 décembre) | 109.135 | 103.967 | +5% |
(montant en millions d’euros)
| Par Division | EBIT (2) | Chiffre d’affaires | ||||
| 2003 | 2002 | Variation | 2003 | 2002 | Variation | |
| Airbus | 1.353 | 1.361 | -1% | 19.048 | 19.512 | -2% |
| Avions de Transport Militaire | 30 | -80 | +138% | 934 | 524 | +78% |
| Aeronautique (4) | 217 | 180 | +21% | 3.803 | 3.834 | -1% |
| Espace (5) | -400 | -268 | -49% | 2.424 | 2.216 | +9% |
| Systèmes de Défense et de Sécurité (4) | 171 | 122 | +40% | 5.165 | 4.770 | +8% |
| Siège / Consolidation | 172 | 111 | – | -1.241 | - 955 | - |
| Total | 1.543 | 1.426 | +8% | 30.133 | 29.901 | +1% |
(montant en millions d’euros)
| Par Division | Prise de commandes | Carnet de commandes | ||||
| 2003 | 2002 | Variation | 2003 | 2002 | Variation | |
| Airbus (6) , (7) | 39.904 | 19.712 | +102% | 141.836 | 140.996 | +1% |
| Avions de Transport Militaire | 20.326 | 403 | +4944% | 20.007 | 633 | +3061% |
| Aeronautique (4) | 3.661 | 4.095 | -11% | 9.818 | 10.162 | -3% |
| Espace (5) | 6.062 | 2.145 | +183% | 7.888 | 3.895 | +103% |
| Systèmes de Défense et de Sécurité (4) | 6.288 | 5.413 | +16% | 14.283 | 13.406 | +7% |
| Siège / Consolidation (7) | -15.091 | -759 | – | -14.552 | -753 | - |
| Total | 61.150 | 31.009 | +97% | 179.280 | 168.339 | +6% |
En 2003, EADS a poursuivi sa croissance dynamique sur le marché international de la défense :
En dépit d’un contexte de marché difficile, Airbus a remporté plusieurs marchés importants :
Dans le secteur spatial, EADS a également remporté des succès commerciaux importants :
Leader mondial d’aéronautique, d’espace, de défense et des services associés, le Groupe EADS comprend le constructeur d'avions Airbus, le plus grand hélicoptériste mondial Eurocopter et la joint-venture MBDA, deuxième plus grand missilier au monde. EADS est également le partenaire majeur du consortium Eurofighter, le maître d'œuvre du lanceur d'Ariane, l’architecte de l'avion de transport militaire A400M et le plus grand partenaire industriel pour le système de navigation satellite européen Galileo.
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Des informations supplémentaires concernant ces facteurs figurent dans le « Document de référence » de la Société, daté du 2 avril 2003.